FEDRE : Relier les sommets, éveiller les consciences

FEDRE : Relier les sommets, éveiller les consciences

La Fondation FEDRE n’est pas née dans un bureau.
Elle est née sur une place, à Ljubljana.

Autour d’une discussion libre entre un Allemand, un Italien, un Français et un Suisse.
Nous parlions d’Europe.
De développement durable.
De responsabilité.
De ce que nous laisserions derrière nous.

Ce moment fondateur portait déjà une intuition simple :
les territoires ont une âme.
Et l’Europe ne peut exister durablement que si elle respecte cette réalité.

Très vite, cette vision a été soutenue par des personnalités engagées à l’échelle internationale — dont Catherine Lalumière, alors Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe.
Des figures comme Yves Berthelot (Commission économique pour l’Europe des Nations Unies) ou Daniel Goeudevert (Croix Verte Internationale) ont accompagné cette impulsion.

Mais la FEDRE n’a jamais été un projet théorique.

Elle s’est incarnée sur le terrain.

À Varsovie, pour accompagner la nouvelle démocratie polonaise dans ses réformes institutionnelles.
Dans les Balkans, au lendemain des conflits, pour soutenir des programmes de suivi démocratique.
Jusqu’en Sibérie, à Omsk, sur des projets mêlant économie et environnement.

Toujours avec la même conviction :
la démocratie, l’écologie et l’économie ne peuvent plus être pensées séparément.


Un territoire à géométrie variable

Le périmètre de la FEDRE est européen.
Mais son terrain d’action est concret.

Après la chute des régimes communistes, nous avons œuvré à l’Est pour accompagner la prise de conscience environnementale dans des régions profondément marquées par l’industrialisation.

Aujourd’hui, une partie essentielle de notre engagement se concentre sur le territoire transfrontalier franco-italo-suisse du Diamant Alpin — entre Genève, Lyon et Turin — et plus particulièrement l’espace lémanique et alpin.

Pourquoi ce choix ?

Parce que les territoires de montagne sont des laboratoires.
Ils rendent visibles les tensions du monde : ressources en eau, filières forestières, mobilités, fiscalité transfrontalière, équilibres économiques.

Nous avons notamment contribué à un rapport adopté en 2019 par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, sur la juste répartition fiscale en zone transfrontalière.
Un travail d’expertise discret, mais structurant.


2025–2027 : changer d’altitude

Aujourd’hui, la mission reste la même.
Mais l’énergie évolue.

En 2025, la FEDRE poursuit son engagement sur :

  • le programme Effet Frontière
  • le développement exemplaire de la zone économique et industrielle La Linea – Gibraltar
  • les filières eau et forestières, travaillées depuis de nombreuses années

Mais une nouvelle dynamique émerge.

Relier les territoires par la culture, l’art, la montagne, la jeunesse.
Créer des ponts entre science et émotion.
Faire dialoguer engagement institutionnel et conscience individuelle.

Parce que l’Europe ne se construit pas uniquement dans les textes.
Elle se construit dans les regards, dans la transmission, dans l’expérience.

Les glaciers fondent.
Les frontières bougent.
Les équilibres économiques se transforment.

Il ne s’agit plus seulement d’accompagner des réformes.
Il s’agit d’éveiller les consciences.


Relier les sommets

La montagne nous enseigne une chose essentielle :
on n’atteint pas un sommet seul.

La FEDRE a traversé des décennies d’engagement institutionnel.
Aujourd’hui, elle ouvre un nouveau chapitre :
plus incarné, plus intergénérationnel, plus vivant.

Relier les sommets.
Relier les territoires.
Relier les générations.

Éveiller les consciences.
Non par injonction.
Mais par responsabilité partagée.

Vers 2027, l’Europe n’a pas besoin d’une énième structure.
Elle a besoin d’un mouvement.

Et c’est précisément là que commence la suite.

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