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Hall des passagers et comptoirs d’enregistrement de l’aéroport de Genève.

EasyJet, Genève et le climat

EASYJET SAUVA l’aéroport de Genève, quand en 1996 Swissair renonça à tous ses longs courriers depuis ici, en faveur de Zurich, avant de faire complètement faillite. On accueillit, en effet, EJ avec soulagement après l’avoir snobé. Mais AUJOURD’HUI EASY JET SAUVE QUOI en multipliant ses vols et annonçant 13 destinations depuis Genève à moins de 45 francs, dont Milan? LE CLIMAT et la diminution du CO2 ? En acceptant et même soutenant ce développement, l’aéroport est-il en cohérence avec la politique environnementale cantonale 🤔 ? La motivation est-elle seulement économique à court terme ? Maximum de vols et de passagers? L’aéroport international est essentiel pour Genève, mais le moment est venu de clarifier ses objectifs et de cesser d’en faire notamment le principal concurrent du rail sur de courts trajets. Des vols low cost ont leur place, mais il est temps de les limiter. Le sérieux de la situation climatique dicte de multiples changements de comportements. À Cointrin et ailleurs. Il ne s’agit pas de dramatiser, mais d’empoigner les problèmes🙏.Lire plusRéduire

EASYJET SAUVA l’aéroport de Genève, quand en 1996 Swissair renonça à tous ses longs courriers depuis ici, en faveur de Zurich, avant de faire complètement faillite. On accueillit, en effet, EJ avec soulagement après l’avoir snobé.

Mais AUJOURD’HUI EASY JET SAUVE QUOI en multipliant ses vols et annonçant 13 destinations depuis Genève à moins de 45 francs, dont Milan? LE CLIMAT et la diminution du CO2 ?

En acceptant et même soutenant ce développement, l’aéroport est-il en cohérence avec la politique environnementale cantonale 🤔 ?

La motivation est-elle seulement économique à court terme ? Maximum de vols et de passagers?

L’aéroport international est essentiel pour Genève, mais le moment est venu de clarifier ses objectifs et de cesser d’en faire notamment le principal concurrent du rail sur de courts trajets. Des vols low cost ont leur place, mais il est temps de les limiter.

Le sérieux de la situation climatique dicte de multiples changements de comportements. À Cointrin et ailleurs. Il ne s’agit pas de dramatiser, mais d’empoigner les problèmes🙏.

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Un avion EasyJet passe au-dessus de l’enseigne Genève Aéroport.

Aviation : poursuivre le débat

LE SUJET D'EASY JET, DES AUTRES LOW COST ET DE L'AVIATION INTERESSE. Vos réactions ont été nombreuses. CE POST A TOUCHE 27.000 MEMBRES avec 37.000 impressions montrant que ce thème dépasse largement la question d'une seule compagnie aérienne. L'aviation représente apparemment une part modérée du réchauffement climatique, si on ne retient que le 2,5 % dont elle est responsable mondialement avec ses émissions de CO2 (transport routier 11 %, industrie de l'énergie 26 %). Mais son impact réel est doublé par des effets physiques spécifiques liés à la haute altitude et la vapeur d'eau et les particules de suie qui renforcent l'effet de serre. Ceci étant les riverains sont de plus en plus exacerbés, non pas par la présence des activités aéroportuaires classiques, qu'ils connaissaient souvent avant de s'installer, mais par l'augmentation considérable du trafic, qui de plus touche des zones préservées jusqu'alors nous fait-on remarquer. Le nombre de vols et de passagers a atteint une hauteur que nous n'imaginions pas il y a 20 ans, sur un espace aussi réduit. Faut-il s'en réjouir ? Si Genève a construit un aéroport qui est devenu de plus en plus urbain, par la force des choses, c'est pour répondre aux besoins de ses activités internationales avec le siège européen des Nations Unies et toutes les agences qui lui sont attachées, de nombreuses autres organisations, notamment humanitaires, ainsi que pour tenir compte au niveau régional, Suisse occidentale et France voisine, des activités économiques ouvertes sur le monde. Ce sont ces besoins qui doivent impérativement être privilégiés et consolidés. Les vols low cost n'ont pas à disparaitre, mais leur développement est négatif lorsqu'il explose et va jusqu'à concurrencer le train sur des trajets où celui-ci s'impose. Quelque chose ne va pas dans leur modèle économique et les aéroports font des concessions pour les attirer économiquement sans réflexion environnementale. Genève qui s'est battue avec succès pour avoir la quasi totalité des secrétariats environnementaux des Nations Unies se doit d'être rigoureuse et cohérente sur ce thème. Il en en va de sa crédibilité. Autrefois, entre maires de Lyon et de Genève, nous avions entamé une réflexion régionale aéroportuaire pour examiner une complémentarité stratégique, "gagnant-gagnant". Saint-Exupéry (anc. Satolas) disposait alors de vastes espaces. Genève était déjà à l'étroit. Une liaison rapide ferroviaire aurait relié nos deux aéroports en recherchant un bénéfice économique et environnemental, grâce à de bonnes synergies. Finalement à 150 km de distance, l'option de la concurrence a prévalu et demeure, chacun étant persuadé d'être durablement gagnant. Faut-il en rester là ? Mais en réalité, l'idée de répartir régionalement des vols n'est-elle pas dépassée par une réflexion quantitative qui nous conduirait à en maîtriser le nombre ? Merci d'enrichir le débat.Lire plusRéduire

LE SUJET D'EASY JET, DES AUTRES LOW COST ET DE L'AVIATION INTERESSE. Vos réactions ont été nombreuses. CE POST A TOUCHE 27.000 MEMBRES avec 37.000 impressions montrant que ce thème dépasse largement la question d'une seule compagnie aérienne. L'aviation représente apparemment une part modérée du réchauffement climatique, si on ne retient que le 2,5 % dont elle est responsable mondialement avec ses émissions de CO2 (transport routier 11 %, industrie de l'énergie 26 %). Mais son impact réel est doublé par des effets physiques spécifiques liés à la haute altitude et la vapeur d'eau et les particules de suie qui renforcent l'effet de serre.

Ceci étant les riverains sont de plus en plus exacerbés, non pas par la présence des activités aéroportuaires classiques, qu'ils connaissaient souvent avant de s'installer, mais par l'augmentation considérable du trafic, qui de plus touche des zones préservées jusqu'alors nous fait-on remarquer.

Le nombre de vols et de passagers a atteint une hauteur que nous n'imaginions pas il y a 20 ans, sur un espace aussi réduit. Faut-il s'en réjouir ? Si Genève a construit un aéroport qui est devenu de plus en plus urbain, par la force des choses, c'est pour répondre aux besoins de ses activités internationales avec le siège européen des Nations Unies et toutes les agences qui lui sont attachées, de nombreuses autres organisations, notamment humanitaires, ainsi que pour tenir compte au niveau régional, Suisse occidentale et France voisine, des activités économiques ouvertes sur le monde. Ce sont ces besoins qui doivent impérativement être privilégiés et consolidés.

Les vols low cost n'ont pas à disparaitre, mais leur développement est négatif lorsqu'il explose et va jusqu'à concurrencer le train sur des trajets où celui-ci s'impose. Quelque chose ne va pas dans leur modèle économique et les aéroports font des concessions pour les attirer économiquement sans réflexion environnementale. Genève qui s'est battue avec succès pour avoir la quasi totalité des secrétariats environnementaux des Nations Unies se doit d'être rigoureuse et cohérente sur ce thème. Il en en va de sa crédibilité.

Autrefois, entre maires de Lyon et de Genève, nous avions entamé une réflexion régionale aéroportuaire pour examiner une complémentarité stratégique, "gagnant-gagnant". Saint-Exupéry (anc. Satolas) disposait alors de vastes espaces. Genève était déjà à l'étroit. Une liaison rapide ferroviaire aurait relié nos deux aéroports en recherchant un bénéfice économique et environnemental, grâce à de bonnes synergies. Finalement à 150 km de distance, l'option de la concurrence a prévalu et demeure, chacun étant persuadé d'être durablement gagnant. Faut-il en rester là ?

Mais en réalité, l'idée de répartir régionalement des vols n'est-elle pas dépassée par une réflexion quantitative qui nous conduirait à en maîtriser le nombre ?

Merci d'enrichir le débat.

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Une foule dense dans le centre de Chamonix, devant l’église et les montagnes.

UTMB : « Trop, c’est trop »

UTMB "TROP C'EST TROP" ai-je écrit. Soyons clairs. Blondine l'Hirondel m'émeut aussi en regardant sa course. Quand j'entends le célèbre hymne de l'UTMB "Conquest of Paradise" pour le départ, ça me touche également et je comprends l'enthousiasme de la foule et des coureurs. Mais l'événement n'est plus du tout celui qui a été imaginé par son fondateur. Il obtient un indiscutable succès des participants et d'un public venu ici pour participer à cette "fête". Toutefois, l'importation au coeur des Alpes de cette émotion collective, ne peut masquer ses effets dommageables. Son esprit s'est complètement modifié. De quelques centaines de coureurs on est passé à plus de 11.000 cette année avec 8 courses durant une semaine. Un bilan complet et serein doit être établi. Je viens de passer 2 jours à Chamonix. J'ai posé des questions à des habitant et commerçants. La réponse générale est claire. Chamonix fait le plein sans l'UTMB qui au contraire éloigne sa fidèle clientèle regardant la montagne autrement. Les commerçants locaux sont de plus concurrencés par un village de marques créé par les grands distributeurs. UTMB n'est plus seulement une course, c'est une marque et un groupe international, un business. UTMB World Series, en partenariat avec Ironman, en on fait un réseau mondial. En 2026 on parle de 69 épreuves dans 35 pays représentant 35 mios d'euros pour le seul groupe UTMB. Le total étant apparemment nettement supérieur. Les grands coureurs arrivent avec équipes, équipementiers, assistance, communication et des dispositifs pouvant être considérables. L'UTMB constitue désormais une vitrine mondiale pour l'industrie. Les participants venant du monde entier, on dit que le bilan carbone le plus lourd et celui de leurs déplacements ! Quant aux conséquences environnementales sur place, avec autant de monde, il ne serait pas sérieux de les minimiser. Piétinement et érosion des sentiers, dérangement de la faune nocturne, fréquentation d'espaces protégés malgré les mesures de protection, déchets, circulation et parkings, bruit, infrastructures temporaires et surtout déplacement de milliers de spectateurs et accompagnateurs d'un point du parcours à l'autre. Et les marques organisent parallèlement leurs propres événements, jusqu'à des footings promotionnels nocturnes. Voilà ce qu'on peut apprendre. Ne minimisons pas les bonnes intentions des organisateurs pour faire face aux préoccupations légitimes exprimées, mais elles ne suffiront pas pour maintenir l'événement dans sa taille actuelle et rétablir la sobriété montagnarde. En effet "Trop, c'est trop" a bien laissé entendre le nouveau Maire de Chamonix, témoin avec ses habitants de la dangereuse fragilisation de la montagne, imposant des mesures sécuritaires et climatiques. Le maire de Saint-Gervais sonne aussi l'alerte. Il serait grave que l'enjeu financier actuel compromette les changements rapides nécessaires. Que le dialogue apporte la raison.Lire plusRéduire

UTMB "TROP C'EST TROP" ai-je écrit.

Soyons clairs. Blondine l'Hirondel m'émeut aussi en regardant sa course. Quand j'entends le célèbre hymne de l'UTMB "Conquest of Paradise" pour le départ, ça me touche également et je comprends l'enthousiasme de la foule et des coureurs. Mais l'événement n'est plus du tout celui qui a été imaginé par son fondateur. Il obtient un indiscutable succès des participants et d'un public venu ici pour participer à cette "fête". Toutefois, l'importation au coeur des Alpes de cette émotion collective, ne peut masquer ses effets dommageables.

Son esprit s'est complètement modifié. De quelques centaines de coureurs on est passé à plus de 11.000 cette année avec 8 courses durant une semaine.

Un bilan complet et serein doit être établi. Je viens de passer 2 jours à Chamonix. J'ai posé des questions à des habitant et commerçants. La réponse générale est claire. Chamonix fait le plein sans l'UTMB qui au contraire éloigne sa fidèle clientèle regardant la montagne autrement. Les commerçants locaux sont de plus concurrencés par un village de marques créé par les grands distributeurs. UTMB n'est plus seulement une course, c'est une marque et un groupe international, un business.

UTMB World Series, en partenariat avec Ironman, en on fait un réseau mondial. En 2026 on parle de 69 épreuves dans 35 pays représentant 35 mios d'euros pour le seul groupe UTMB. Le total étant apparemment nettement supérieur.

Les grands coureurs arrivent avec équipes, équipementiers, assistance, communication et des dispositifs pouvant être considérables. L'UTMB constitue désormais une vitrine mondiale pour l'industrie.

Les participants venant du monde entier, on dit que le bilan carbone le plus lourd et celui de leurs déplacements !

Quant aux conséquences environnementales sur place, avec autant de monde, il ne serait pas sérieux de les minimiser. Piétinement et érosion des sentiers, dérangement de la faune nocturne, fréquentation d'espaces protégés malgré les mesures de protection, déchets, circulation et parkings, bruit, infrastructures temporaires et surtout déplacement de milliers de spectateurs et accompagnateurs d'un point du parcours à l'autre. Et les marques organisent parallèlement leurs propres événements, jusqu'à des footings promotionnels nocturnes. Voilà ce qu'on peut apprendre.

Ne minimisons pas les bonnes intentions des organisateurs pour faire face aux préoccupations légitimes exprimées, mais elles ne suffiront pas pour maintenir l'événement dans sa taille actuelle et rétablir la sobriété montagnarde.

En effet "Trop, c'est trop" a bien laissé entendre le nouveau Maire de Chamonix, témoin avec ses habitants de la dangereuse fragilisation de la montagne, imposant des mesures sécuritaires et climatiques. Le maire de Saint-Gervais sonne aussi l'alerte.

Il serait grave que l'enjeu financier actuel compromette les changements rapides nécessaires.

Que le dialogue apporte la raison.

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